Pitié pour les animaux : une leçon de morale laïque et ses antécédents philosophiques
Les manuels scolaires de la Troisième République traduisent une perception nouvelle du sort réservé aux animaux, dont il faut chercher l’origine dans un véritable « déplacement de perspective » philosophique qui remet en question la séparation tranchée entre l’homme et les bêtes propre à une cert...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2008
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les manuels scolaires de la Troisième République traduisent une perception nouvelle
du sort réservé aux animaux, dont il faut chercher l’origine dans un véritable « déplacement de perspective » philosophique qui remet en question la séparation tranchée entre
l’homme et les bêtes propre à une certaine doctrine chrétienne et au cartésianisme, et qui
a des prolongements dans la sensibilité sociale (avec la création de la Société protectrice
des animaux) et politique (avec la loi Grammont sur la cruauté envers les animaux).
Comte, après 1848, rêve d’une « régénération finale » qui intègre les animaux à la vie de
la société, y compris au plan symbolique, et Renouvier plaide pour un « devoir de bonté »
envers les animaux, qu’il ne faut pas faire inutilement souffrir, par respect soi-même. Si
cette nouvelle sagesse républicaine ne va pas jusqu’à « l’utopie végétarienne », elle garde
une singulière actualité en des temps où les hommes eux-mêmes furent traités comme des
animaux. |
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