« Commençons donc par l'immense pitié » (Victor Hugo)
Si le pathétique est peu théorisé dans l’oeuvre de Hugo, l’élaboration d’une morale de la pitié fait en revanche l’objet d’une intense et permanente réflexion. Et cela surtout à partir du moment où se découvre à Hugo, comme à tant d’autres hommes de sa génération, la nécessité de traiter la ques...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Si le pathétique est peu théorisé dans l’oeuvre de Hugo, l’élaboration d’une morale de
la pitié fait en revanche l’objet d’une intense et permanente réflexion. Et cela surtout à
partir du moment où se découvre à Hugo, comme à tant d’autres hommes de sa génération, la nécessité de traiter la question sociale, soit d’interroger la société et l’Humanité à
partir de l’expérience subjective de la pitié, et en mettant au centre de cette interrogation
ces êtres-frontières que sont les misérables, les monstres et les animaux. La pitié n’a de
sens qu’à être immense. Hugo sait aussi que la pitié peut être fallacieuse, ou dangereuse,
et que l’injonction à commencer par l’immense pitié ne doit pas seulement procéder de
l’imagination poétique, mais de l’action pratique. Pour preuve, le combat mené à la fin
de sa vie en vue de l’amnistie des Communards.
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