De l'aliénisme à la littérature d'avant-garde ou les ambiguïtés d'une consécration : petite histoire des écrits de fous
Durant l’entre-deux guerres, les mouvements d’avant-garde, et notamment les surréa~listes, s’emparèrent des textes de fous du XIXe siècle, déclarant qu’il y avait une parenté étroite entre art et folie, les aliénés étant finalement les premiers à s’être « libérés » du car~can des normes de l’écrit...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2008
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Durant l’entre-deux guerres, les mouvements d’avant-garde, et notamment les surréa~listes, s’emparèrent des textes de fous du XIXe siècle, déclarant qu’il y avait une parenté
étroite entre art et folie, les aliénés étant finalement les premiers à s’être « libérés » du car~can des normes de l’écriture et de la société. Puisant leur inspiration dans le corpus psy~chiatrique, ces écrivains prétendirent alors donner un statut d’œuvres à des écrits que l’on
considérait auparavant uniquement comme du matériau pathologique. En retraçant les
chemins par lesquels les écrits de malades du XIXe siècle ont traversé les barrières discipli~naires, cet article entend nuancer la position de rupture que l’avant-garde s’est ainsi attri~buée. Dès le XIXe siècle les aliénistes ont en effet été sensibles à la beauté de ces textes et
ont interrogé les liens entre folie et création. Or en niant cette filiation avec le discours
médical, dont ils perpétuent les pratiques, les surréalistes ont laissé de côté un problème
sous-jacent : que signifie de dire des fous qu’ils sont artistes, sans pour autant leur recon~naître le statut d’auteurs. |
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