Clio et les colonies Retour sur des historiographies en situation
Malgré les procès en occultation du fait colonial dans l’espace public, la production historique et la réflexion historiographique à ce sujet, en particulier à propos du XIXe siècle, sont très riches, dès les débuts de la « seconde colonisation ». Confronter les travaux d’his~toriens, amateurs ou...
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| Asıl Yazarlar: | , |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2008
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Malgré les procès en occultation du fait colonial dans l’espace public, la production
historique et la réflexion historiographique à ce sujet, en particulier à propos du XIXe siècle,
sont très riches, dès les débuts de la « seconde colonisation ». Confronter les travaux d’his~toriens, amateurs ou professionnels, à propos des différentes aires colonisées (Afrique sub-saharienne et Indochine) permet d’élaborer une historiographie coloniale, prenant en
compte les jeux d’échelles et les circulations, du local à l’impérial. Dès les débuts de la
période, une histoire très contemporaine de la geste de l’expansion française se développe
concurremment à des travaux articulant histoires précoloniale et coloniale, à partir de
sources très diverses et trouvant, déjà, une reconnaissance académique dans la métropole.
Sur fond d’indépendances, la production historique s’émancipe des cadres coloniaux, en
bénéficiant de créations de postes lors de la réorganisation des enseignements et de la
recherche par aires culturelles. Cependant, la focalisation sur le XIXe siècle s’estompe, dans
des travaux pour qui le fait colonial n’est qu’une parenthèse dans la longue durée, ou se
trouve concurrencée par des recherches d’histoire politique, économique et sociale por~tant plus spécifiquement sur le XXe siècle, analysant les causes de la mise en dépendance
du Tiers-Monde. Une génération plus tard, les chercheurs privilégient davantage des
travaux plus circonscrits, mettant en jeu une multiplicité de facteurs pour éclairer la
complexité de situations précises. Leur production est foisonnante, reflet des renouvel~lements les plus actuels du métier d’historien. Cependant, bien que le fait colonial semble
s’éloigner, les chercheurs sont confrontés à de pressantes demandes mémorielles et leurs
travaux mis à l’épreuve par les débats postcoloniaux. Cette situation invite à revenir sur la
généalogie complexe du fait colonial, à mettre en lumière les interactions entre métropole
et colonies à différentes échelles et à prendre la mesure, dans cette histoire, de l’apport
heuristique du XIXe siècle. |
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