Comte Michel Bourdeau, Jean-François Braunstein et Annie Petit (dir.), Auguste Comte aujourd’hui, Paris, Kimé, 2003,321 p.
Cette étude propose une interprétation politique du débat au XIXe siècle sur l'institution de la claque. Le claqueur introduit une médiation dans un espace considéré à l'époque comme l'ultime incarnation d?une « démocratie directe ». Le claqueur justifie sa présence en termes politi...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2007
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cette étude propose une interprétation politique du débat au XIXe siècle sur l'institution de la claque. Le claqueur introduit une médiation dans un espace considéré à l'époque comme l'ultime incarnation d?une « démocratie directe ». Le claqueur justifie sa
présence en termes politiques : soit par son appartenance au public (théorie de la ressemblance) soit par la supériorité de son jugement (théorie de la substitution). Le débat sur
la claque se fait donc l'écho de la grande polémique du XIXe siècle : le représentant doit-il être l'extension ou le pédagogue du peuple ? Le public et la claque apparaissent dès lors
comme les métaphores microcosmiques de la société française et de ses représentants politiques. Ce parallélisme n?est pas sans importance : on remarque une évolution dans le
débat et dans l'institution même de la claque qui se reflète dans l'évolution progressive
des mentalités vers un juste milieu de la représentation politique. |
|---|