Une minute, une seconde, un quart de seconde : vision photographique dans La Bête humaine d'Émile Zola
L’importance du regard dans les crimes de la Bête Humaine est indéniable – voir sa proie, voir un crime s’accomplir, voir ou ne pas voir un obstacle sur la voie, ne pas être vu pour éviter d’être tué ou pour échapper à la justice – toute l’action du roman dérive de visions fulgurantes et furtive...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2007
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’importance du regard dans les crimes de la Bête Humaine est indéniable – voir sa
proie, voir un crime s’accomplir, voir ou ne pas voir un obstacle sur la voie, ne pas être
vu pour éviter d’être tué ou pour échapper à la justice – toute l’action du roman dérive de
visions fulgurantes et furtives. La vision d’un crime dans un train sert de déclencheur et
réveille l’instinct meurtrier. L’éclair dans lequel passe les trains évoque celui des appareils
photographiques qui éblouissaient Zola et ses contemporains au moment de la prise de
vue. Éclatant en moins d’une minute, une seconde ou même un quart de seconde, cet
éclair terrifiant saisit l’instant, immobilisant pour l’éternité une vue qui devient une vision
du monde dépassant le réel du quotidien où l’œil du photographe épouse le Sujet pour
l’éternité, le tuant ainsi symboliquement. |
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