Entre rue et boulevard : les chemins de l'allégorie chez Baudelaire
Les grands boulevards sont peu présents chez Baudelaire : si la topographie urbaine est un labyrinthe de rues, ruelles et autres voies publiques, il faut reconnaître que le poète les décrit rarement avec précision. Le boulevard en tant que tel (et encore, ne s’agit-il pas surtout de la variante hau...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2006
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les grands boulevards sont peu présents chez Baudelaire : si la topographie urbaine est un labyrinthe de rues, ruelles et autres voies publiques, il faut reconnaître que le poète les décrit rarement avec précision. Le boulevard en tant que tel (et encore, ne s’agit-il pas surtout de la variante haussmannienne ?) se laisse repérer à trois reprises : le poète perd son auréole en le traversant ; il voit, depuis une table de café, les pauvres qui y passent ; il y rencontre un jour un « être mystérieux » qui l’entraîne dans une maison de jeu. En suivant les évocations de la chaussée dans Les Fleurs du mal et Le Spleen de Paris, il est possible de déceler le réseau complexe reliant la voie publique à la voix poétique, où la surprise et le choc occasionnés par la traversée de la ville participent de l’imaginaire allégorique. Lieu du hasard et de la discontinuité, la rue, sous ses diverses formes, sert d’emblème à la pratique poétique de Baudelaire. |
|---|