D'un imaginaire à l'autre :boulevards balzaciens, boulevards flaubertiens
Au cours de la décennie qui commence en 1830, les Grands Boulevards acquièrent une place importante en littérature. Balzac est le premier romancier à s’approprier cette figure urbaine pour la transformer en un lieu qui, propre à la société qu’il invente dans La Comédie humaine, n’est autre que cel...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au cours de la décennie qui commence en 1830, les Grands Boulevards acquièrent une place importante en littérature. Balzac est le premier romancier à s’approprier cette figure urbaine pour la transformer en un lieu qui, propre à la société qu’il invente dans La Comédie humaine, n’est autre que celui où la ville de la France révolutionnée s’expose. Ce sens donné au lieu se modifie, lorsque Flaubert, reprenant ce topos, le remanie pour le métamorphoser en un lieu emblématique d’une ville-spectacle qui réduit l’individu à l’état de flâneur et de consommateur. Aussi, s’appuyant sur ces observations, cet article s’attache à montrer que la figuration littéraire du lieu, inventé par Balzac et revisité par Flaubert, procède d’un imaginaire topographique qui, chargé de valeurs identitaires, change d’un auteur à l’autre comme changent Paris et plus largement la société du XIXe siècle. |
|---|