Romantisme et bergsonisme dans la revue florentine Leonardo (1903-1907)

Au début du XXe siècle, le romantisme fait question en Italie. Il s’agit d’évaluer sa place dans l’histoire de la littérature italienne et d’en donner une définition dans un contexte plus largement européen. La revue florentine Leonardo (1903-1907) s’inscrit dans ce débat, en proposant une relectur...

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Päätekijä: Hermetet, Anne-Rachel
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2006
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Au début du XXe siècle, le romantisme fait question en Italie. Il s’agit d’évaluer sa place dans l’histoire de la littérature italienne et d’en donner une définition dans un contexte plus largement européen. La revue florentine Leonardo (1903-1907) s’inscrit dans ce débat, en proposant une relecture du romantisme qui s’articule avec la diffusion en Italie de la pensée de Bergson. Aux yeux des deux fondateurs du périodique, Giuseppe Prezzolini et Giovanni Papini, le bergsonisme constitue une source de libération pour l’homme, libération intellectuelle, morale et spirituelle qui le dégage du positivisme. Leur interprétation du romantisme va dans le même sens : au-delà de la divulgation effective des œuvres des romantiques allemands qu’effectue G. Prezzolini, par ailleurs traducteur, c’est à une reconstruction de l’histoire de la littérature et des idées que se livrent les rédacteurs de Leonardo. Est romantique tout ce qui contribue à émanciper l’individu des déterminismes. Le romantisme intervient alors comme principe de classification mais aussi comme élément structurant dans la formation de deux personnalités intellectuelles de l’Italie contemporaine.