Le goût de l'hendiadyn dans deux poèmes de Baudelaire
RésuméDans la seconde édition des Fleurs du mal (1861), «Chant d’automne» s’ajoute et s’articule à «Causerie», dans une union étroite qui induit Proust, par exemple, à les confondre. Ces deux poèmes forment comme un diptyque où le deuxième volet vient chanter le regret du premier, qui, sans ce reto...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméDans la seconde édition des Fleurs du mal (1861), «Chant d’automne» s’ajoute et s’articule à «Causerie», dans une union étroite qui induit Proust, par exemple, à les confondre. Ces deux poèmes forment comme un diptyque où le deuxième volet vient chanter le regret du premier, qui, sans ce retour sur soi dans son autre, ne saurait être goûté. Devant un tel dispositif, on assiste à «un étrange sectionnement du temps» (Proust) qui renvoie aussi, en secret, au goût de Baudelaire pour l’hendiadyn, cette figure paradoxale où l’un est aimé au moyen de deux. À travers ce tour où s’informe une tournure d’esprit, le poète s’abandonne aux plaisirs de la nuance, du dédoublement, de la coordination, de l’interruption, de l’étirement et du retard. Par de savants retours de l’autre dans le même, auxquels préside sa rhétorique de l’hendiadyn, il cherche à redoubler, à chaque instant, la jouissance qu’il tire de son texte. |
|---|