Réunir tous les «Grecs» dans un État-nation, une «Grande Idée» catastrophique
RésuméLa Grèce moderne, créée par les Grandes Puissances à l’extrémité méridionale de la péninsule balkanique en 1830, ne regroupait peut-être qu’un tiers des Grecs d’alors, si l’on considère la difficulté de définition de ce qu’était un Grec. Un irrédentisme moderne prospéra sous le slogan de «la G...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
|---|---|
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2006
|
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | RésuméLa Grèce moderne, créée par les Grandes Puissances à l’extrémité méridionale de la péninsule balkanique en 1830, ne regroupait peut-être qu’un tiers des Grecs d’alors, si l’on considère la difficulté de définition de ce qu’était un Grec. Un irrédentisme moderne prospéra sous le slogan de «la Grande Idée», à partir de 1844, sur le terreau favorable de croyances traditionnelles à propos de la résurrection inéluctable de l’Empire byzantin. Elle crût alors par à-coups, quand les Puissances le lui permirent. La Grèce moderne fut même sur le point d’acquérir une rive asiatique en 1920 mais ses armées furent défaites par Mustafa Kemal en 1921. En septembre 1922, Smyrne fut évacuée par l’armée grecque et incendiée par la turque. Les Grecs orthodoxes d’Anatolie et de Thrace orientale furent officiellement expulsés par le Traité de Lausanne, en janvier 1923. Après la «Grande catastrophe», l’Orient grec a survécu jusqu’aujourd’hui sous la forme d’une nostalgie culturelle. |
|---|