La métaphore de «l'homme malade» dans les récits de voyage en Orient
RésuméLa métaphore de «l’homme malade», désignant un Empire ottoman affaibli, incapable de se régénérer malgré les réformes à l’européenne entreprises par les sultans, est présente tout au long du xixe siècle dans les récits de voyage en Orient. Elle prend, avec le «Résumé politique» du Voyage en...
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| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2006
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | RésuméLa métaphore de «l’homme malade», désignant un Empire ottoman affaibli, incapable de se régénérer malgré les réformes à l’européenne entreprises par les sultans, est présente tout au long du xixe siècle dans les récits de voyage en Orient. Elle prend, avec le «Résumé politique» du Voyage en Orient (1835) de Lamartine, le sens d’une légitimation de la politique coloniale des puissances occidentales en Méditerranée. Toutefois, les voyageurs ne véhiculent pas tous ce même discours «orientaliste» dénoncé par Edward Saïd. Tout en faisant un portrait ironique du sultan Abdül-Medjîd en jeune homme maladif, Eusèbe de Salle refuse tout interventionnisme de l’Europe et plaide pour l’intégrité de l’Empire ottoman. Quant à Loti, le plus turcophile des voyageurs français, il renoue une dernière fois, à la fin du xixe et au début du xxe siècles, avec la métaphore de «l’homme malade», mais pour retourner l’accusation contre l’Occident, dont le matérialisme contribuerait à «contaminer» l’Empire ottoman lui-même. |
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