«Presque chacun ressemble à l'embryon»
RésuméL’ Essai sur l’inégalité des races humaines (1853-1855) radicalise un discours raciologique qui, au xixe siècle, insiste sur la séparation et la hiérarchie des «races », dont les mélanges conduiraient à la dégénérescence. Paradoxalement, La Danseuse de Shamakha, la première des Nouvelles as...
שמור ב:
| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2005
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | RésuméL’ Essai sur l’inégalité des races humaines (1853-1855) radicalise un discours raciologique qui, au xixe siècle, insiste sur la séparation et la hiérarchie des «races », dont les mélanges conduiraient à la dégénérescence. Paradoxalement, La Danseuse de Shamakha, la première des Nouvelles asiatiques (1876), n’illustre guère l’idée de supériorité de la «race» blanche. Bien qu’issue du Caucase, berceau des mythiques «Arians», l’héroïne musulmane est tiraillée entre la défense de son identité ethnique (elle appartient à la fière tribu des lesghys) et son amour pour des hommes qui excèdent ce cadre, que ce soit son cousin Mourad, devenu Assanoff depuis qu’il sert dans l’armée russe (mais ce triste produit du «métissage» ne peut plus revenir à son identité de départ…), ou l’exilé espagnol Moreno, dans lequel la danseuse reconnaît une image de sa propre nostalgie (mais elle meurt de cet amour). Il y a chez Gobineau à la fois un universalisme tragique et le désir de croire à une élite des déracinés – nouvelle famille dont les valeurs aristocratiques (courage, honneur…) transcenderaient les clivages ethniques, religieux ou linguistiques. |
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