Jules Michelet, l'idéologie du vivant
RésuméEn rejetant une notion abstraite et fixe de la «race», Jules Michelet fait de la «race» un élément constituant de l’histoire vivante, organique, qu’il veut écrire. Il la leste: à des «races» en l’air, il veut substituer des «races» liées à la «terre». Il lui donne d’autre part un rôle dialect...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2005
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméEn rejetant une notion abstraite et fixe de la «race», Jules Michelet fait de la «race» un élément constituant de l’histoire vivante, organique, qu’il veut écrire. Il la leste: à des «races» en l’air, il veut substituer des «races» liées à la «terre». Il lui donne d’autre part un rôle dialectique fort: la «race» est du côté de la «fatalité», l’histoire étant définie comme une lutte où l’homme s’arrache au donné «fatal» pour aller vers la liberté, vers une création qui culmine à la création de l’homme par lui-même. La «race» est donc rejetée, au sens où elle est connotée d’une valeur négative, mais elle est fortement promue: elle prend consistance en devenant un acteur, répulsif mais essentiel, de l’histoire. L’article analyse ce paradoxe du discours de Michelet: pour dépasser la «race», ou du moins quand il semble s’agir de la dépasser, Michelet a besoin de la notion de race, c’est alors qu’il l’active et qu’il lui donne de plus en plus corps. Il lui donne rôle dans une refondation religieuse des origines, dans une sorte de livre des genèses qui porte pronostic de vie ou de mort en termes de «race»: la Bible de l’humanité veut refonder l’«humanité», en la soustrayant à la fatalité, sans doute, mais en liquidant un «autre» au nom de la «race» et de ses fatalités. |
|---|