Présentation – Misère et accomplissement de l'art dans la virtuosité romantique
RésuméAvant de désigner le musicien très habile, le mot «virtuose» a qualifié l’homme de bien et le savant. En s’appliquant à la musique, il voit rapidement se défaire le lien entre don, d’une part, morale et savoir, de l’autre: la critique de la virtuosité portera dès lors sur la démonstration supe...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2005
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméAvant de désigner le musicien très habile, le mot «virtuose» a qualifié l’homme de bien et le savant. En s’appliquant à la musique, il voit rapidement se défaire le lien entre don, d’une part, morale et savoir, de l’autre: la critique de la virtuosité portera dès lors sur la démonstration superficielle de capacité technique, exercée au dépens de l’expression et de la cohérence. Le romantisme (qui voit se développer le concert soliste et s’accroître les perfectionnements techniques des instruments) ouvre la voie à une ère particulièrement brillante de la virtuosité, qui s’accompagne d’une critique sévère des excès, et d’une volonté, de la part des virtuoses eux-mêmes (Paganini et Liszt, mais aussi Berlioz) de référer leur art à quelque chose d’autre qu’à lui-même: la virtuosité devient alors le cadre dans lequel peuvent s’épanouir une quête de la transcendance et les inventions propres à l’esthétique romantique. |
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