Langage et polémique: la dénonciation de la «sophistique» libérale dans deux journaux ultraroyalistes, le Conservateur et le Défenseur (1818-1821)

RésuméL’article se propose d’étudier la manière dont la presse ultraroyaliste française de la Restauration, à travers deux de ses principaux journaux, réagit aux attaques dont son courant de pensée est l’objet. Sa défense consiste notamment à polémiquer autour de la matérialité des faits incriminés...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Aureau, Bertrand
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2005
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:RésuméL’article se propose d’étudier la manière dont la presse ultraroyaliste française de la Restauration, à travers deux de ses principaux journaux, réagit aux attaques dont son courant de pensée est l’objet. Sa défense consiste notamment à polémiquer autour de la matérialité des faits incriminés et du juste emploi de la langue philosophique, dont les ultras revendiquent l’usage propre. Tandis que le caractère purement nominaliste de son lexique condamne à l’inconsistance ses projets, la rhétorique libérale séduit cependant par sa puissance poétique. Jouant sur les connotations, éveillant les émotions, elle affaiblit la puissance de raisonnement et la vigilance civique de ses partisans comme de ses adversaires. L’obstination des libéraux dans leurs positions intellectuelles est le plus souvent interprétée par les ultras comme un effet de la mauvaise foi : le poids de leurs intérêts et des habitudes de pensée contractées exclut qu’ils s’arrachent à un aveuglement à demi consenti, de nature idéologique.