Michel Murat, L’Art de Rimbaud, Paris, José Corti, «Les Essais», 2002, 492 p.

RésuméLa fusion, dans le projet zolien, du roman du chemin de fer, conçu comme roman du mouvement, et du roman criminel, ne répond pas qu’à des considérations d’opportunité. L’analyse des séquences d’errance dans le roman met en évidence le rôle dynamique joué par la ligne de chemin de fer, à la foi...

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Библиографические подробности
Главный автор: Murphy, Steve
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2004
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Описание
Итог:RésuméLa fusion, dans le projet zolien, du roman du chemin de fer, conçu comme roman du mouvement, et du roman criminel, ne répond pas qu’à des considérations d’opportunité. L’analyse des séquences d’errance dans le roman met en évidence le rôle dynamique joué par la ligne de chemin de fer, à la fois instrument de clôture qui dévoile la dimension carcérale de l’univers et du système zolien, et vecteur d’un mouvement pathologique car sans objet ni sens. Constitutif du phénomène de naturalisation voire d’incorporation de la prison, ce mouvement apparaît dans un second temps comme la transposition du syndrome contemporain de la dromomanie, signe d’une préoccupation collective pour ceux qui échappent par le mouvement au contrôle social. Tout en reconduisant la doxa en posant le caractère pathologique des conduites de fugue, Zola y découvre un puissant vecteur d’exploration des frontières de l’humain, qui s’opère grâce au motif de la ligne: le rôle dynamique joué par la ligne, à la fois comme voie ferrée et comme schéma géométrique, dans la genèse du roman et son fonctionnement, permet alors de mettre en évidence la puissance d’abstraction qui soutient le naturalisme zolien, et assure la conversion d’une doxa en production symbolique.