Prisons fin de siècle: prisons pour rire, prisons pour mourir. Sur L'Ennemi des lois de Maurice Barrès
RésuméCet article traite d’une représentation de l’emprisonnement politique vers 1890-1892, à la fin du boulangisme et au début de la vague des attentats anarchistes, et à travers deux récits: Prison fin de siècle, témoignage de deux anarchistes, Gégout et Malato, et L’Ennemi des lois de Maurice B...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2004
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméCet article traite d’une représentation de l’emprisonnement politique vers 1890-1892, à la fin du boulangisme et au début de la vague des attentats anarchistes, et à travers deux récits: Prison fin de siècle, témoignage de deux anarchistes, Gégout et Malato, et L’Ennemi des lois de Maurice Barrès. Représentation curieusement peu dramatique, comme si souffrir pour une cause avait peu de rapports avec le séjour, relativement doux, à Sainte Pélagie. Mais alors qui sont les vrais martyrs? La réponse politique des anarchistes – le peuple opprimé – est assez simple et témoigne d’une mauvaise conscience des intellectuels. Celle de Barrès agite la question de leur responsabilité, capitale dans l’imagination de ces années-là et véritable ferment de la crise du symbolisme. Barrès désigne comme les vrais martyrs de la société les instincts et les émotions de la vie inconsciente (à travers la fable du chien Velu), et les désirs humains. La vraie prison étant la société et la morale et les lois, la question devient alors: qu’ont-elles voulu enfermer, qui attend la délivrance? C’est le grand sujet de l’imagination littéraire des années 1890. |
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