Lamartine et le «philosophe mourant». Méditations poétiques, impressions philosophiques
RésuméAvec les Méditations poétiques, en 1820, Lamartine semble promettre une poésie qui perpétue la tradition de la poésie philosophique, une poésie qui pense. Or ce n’est qu’apparence: à l’élaboration d’un système, à la constitution d’un savoir positif et rationnel, Lamartine substitue l’inquiétu...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2004
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméAvec les Méditations poétiques, en 1820, Lamartine semble promettre une poésie qui perpétue la tradition de la poésie philosophique, une poésie qui pense. Or ce n’est qu’apparence: à l’élaboration d’un système, à la constitution d’un savoir positif et rationnel, Lamartine substitue l’inquiétude de la pensée et son impression sensible; il remplace l’épopée de la connaissance telle que la concevait la poésie des Lumières par une intime épopée de l’âme. L’interrogation sur ce que peut la philosophie domine dans ces poèmes; mais la réponse toujours indéfinie révoque en doute tout savoir constitué et s’en tient à une perception de la vérité qui relève de la métaphysique. C’est pourquoi, dans La Mort de Socrate, en 1823, le philosophe meurt en poète, ce qui réactualise insidieusement son procès: sa parole frappée d’interdit a rencontré ses limites, et seules la musique et la mystique sont capables d’entrapercevoir, sur le mode de la vision, la vérité révélée au seuil de la mort. |
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