Madame de Staël. La littérature comme «philosophie sensible»
RésuméOn se propose de mettre en évidence la «philosophie littéraire» (selon la formule de P. Macherey) de Madame de Staël à partir de son idée, selon laquelle toute représentation littéraire relève, avec ses moyens propres, d’un regard philosophique sur le monde et le sens de l’existence. Cette par...
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2004
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-ROM_124_0019ROMRomantisme https://shs.cairn.info/revue-romantisme-2004-2-page-19?lang=fr https://doi.org/10.3917/rom.124.0019 Madame de Staël. La littérature comme «philosophie sensible» Lotterie, Florence2004 fre Romantisme | 124 | 2 | 2004-07-01 | p. 19-30 | 0048-8593 ROM_12497 RésuméOn se propose de mettre en évidence la «philosophie littéraire» (selon la formule de P. Macherey) de Madame de Staël à partir de son idée, selon laquelle toute représentation littéraire relève, avec ses moyens propres, d’un regard philosophique sur le monde et le sens de l’existence. Cette part du «philosophique» s’inscrit dans une conception du progrès: la littérature est perfectible (et signale la perfectibilité de l’esprit humain) en ce qu’elle est découverte et approfondissement à travers l’histoire d’une expérience de l’intériorité en forme de crise: c’est ce qu’exprime la notion centrale de «mélancolie», qui autorise l’appréhension de l’expérience littéraire comme porteuse d’universel. En effet, l’origine comme l’horizon de l’écriture est le conflit des passions, l’écart entre idéal et réalité, soit un conflit fondamental de l’homme moderne qui non seulement requiert le secours externe de la philosophie (laquelle comprend la morale et les interrogations religieuses), mais se définit en soi comme philosophique.This study aims to highlight the “literary philosophy ” (in P. Macherey’s words) of Madam de Staël, on the basis of her assertion that any literary representation embodies, with its own means, a philosophical glance on the world and the meaning of existence. This part played by the “philosophical ” is related to a concept of progress: literature is perfectible (and indicates the perfectibility of the human mind) in that it is a means of discovery and of delving, through an experience of interiority which takes the form of a crisis. This is what the central concept of “melancholy ” expresses, by which means the literary experiment is conceived as containing the universal. For both the origin and the horizon of writing lies in the conflict of the passions, the difference between ideal and reality – a conflict that is specific to modern man, and that not only requires the external help of philosophy (which includes religious moral and religious questionings), but is defined in itself as philosophical.Cairn free access |
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RésuméOn se propose de mettre en évidence la «philosophie littéraire» (selon la formule de P. Macherey) de Madame de Staël à partir de son idée, selon laquelle toute représentation littéraire relève, avec ses moyens propres, d’un regard philosophique sur le monde et le sens de l’existence. Cette part du «philosophique» s’inscrit dans une conception du progrès: la littérature est perfectible (et signale la perfectibilité de l’esprit humain) en ce qu’elle est découverte et approfondissement à travers l’histoire d’une expérience de l’intériorité en forme de crise: c’est ce qu’exprime la notion centrale de «mélancolie», qui autorise l’appréhension de l’expérience littéraire comme porteuse d’universel. En effet, l’origine comme l’horizon de l’écriture est le conflit des passions, l’écart entre idéal et réalité, soit un conflit fondamental de l’homme moderne qui non seulement requiert le secours externe de la philosophie (laquelle comprend la morale et les interrogations religieuses), mais se définit en soi comme philosophique. |
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