Madame de Staël. La littérature comme «philosophie sensible»
RésuméOn se propose de mettre en évidence la «philosophie littéraire» (selon la formule de P. Macherey) de Madame de Staël à partir de son idée, selon laquelle toute représentation littéraire relève, avec ses moyens propres, d’un regard philosophique sur le monde et le sens de l’existence. Cette par...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2004
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméOn se propose de mettre en évidence la «philosophie littéraire» (selon la formule de P. Macherey) de Madame de Staël à partir de son idée, selon laquelle toute représentation littéraire relève, avec ses moyens propres, d’un regard philosophique sur le monde et le sens de l’existence. Cette part du «philosophique» s’inscrit dans une conception du progrès: la littérature est perfectible (et signale la perfectibilité de l’esprit humain) en ce qu’elle est découverte et approfondissement à travers l’histoire d’une expérience de l’intériorité en forme de crise: c’est ce qu’exprime la notion centrale de «mélancolie», qui autorise l’appréhension de l’expérience littéraire comme porteuse d’universel. En effet, l’origine comme l’horizon de l’écriture est le conflit des passions, l’écart entre idéal et réalité, soit un conflit fondamental de l’homme moderne qui non seulement requiert le secours externe de la philosophie (laquelle comprend la morale et les interrogations religieuses), mais se définit en soi comme philosophique. |
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