La fabrique émotionnelle des discours de haine

Les modes de vie des habitant·es des « quartiers » sont à la fois constamment stigmatisés dans les médias (Sédel, 2000), mais aussi par les institutions d’une manière générale. Certain·es habitant·es des « quartiers » ont une spécificité par rapport aux autres classes populaires en France : iels sub...

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Autore principale: Bauvois, Gwenaëlle
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2026
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les modes de vie des habitant·es des « quartiers » sont à la fois constamment stigmatisés dans les médias (Sédel, 2000), mais aussi par les institutions d’une manière générale. Certain·es habitant·es des « quartiers » ont une spécificité par rapport aux autres classes populaires en France : iels subissent des suspicions de la part des institutions et sont assigné·es, de la part des médias et hommes politiques de premier plan, à des « groupes séparés ». Le séparatisme suggère l’idée que les habitant·es de ces quartiers appartiennent à un groupe pensé, par le discours politique, comme étant hors de la société. Comme pour la sécession, une caractéristique – d’ordre culturel, ethnique, tribal, religieux, racial ou politique – est brandie et suppose à penser l’ensemble visé comme un groupe social distinct du reste de la société.