L’intérêt respectif des études de cas et des études de groupes
RésuméAprès un bref historique de l’évolution de la méthodologie utilisée en neuropsychologie expérimentale au cours des cinquante dernières années, Catherine Belin laisse la parole à Xavier Seron et Olivier Godefroy qui débattent de l’intérêt des études de cas et des études de groupes. Si Xavier Se...
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2018
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cairn-RNE_101_0021RNERevue de neuropsychologie https://stm.cairn.info/revue-de-neuropsychologie-2018-1-page-21?lang=fr https://doi.org/10.1684/nrp.2018.0449 L’intérêt respectif des études de cas et des études de groupes Gilsoul, JessicaOuvrard, Camille2018 études de casétudes de groupesméthodologieneuropsychologiecase studiesgroup studiesmethodologyneuropsychologyfre Revue de neuropsychologie | Volume 10 | 1 | 2018-03-23 | p. 21-27 | 2101-6739 RNE_10111 RésuméAprès un bref historique de l’évolution de la méthodologie utilisée en neuropsychologie expérimentale au cours des cinquante dernières années, Catherine Belin laisse la parole à Xavier Seron et Olivier Godefroy qui débattent de l’intérêt des études de cas et des études de groupes. Si Xavier Seron illustre abondamment le fait que toutes les thématiques de recherche en neuropsychologie ont débuté par l’étude de cas uniques, aujourd’hui, cette méthodologie semble peu à peu perdre l’engouement qu’elle suscitait autrefois. Xavier Seron évoque les principales raisons de cette raréfaction, et rappelle toutefois que la description d’un cas reste la méthode par excellence pour développer un modèle théorique au sein duquel différentes architectures cognitives peuvent être décrites. Olivier Godefroy souligne l’importance de l’étude de cas uniques à l’origine de la recherche en neuropsychologie. Néanmoins, il présente deux arguments principaux en faveur des études de groupes : (1) cette méthodologie est indispensable à la généralisation des résultats ; (2) l’hétérogénéité des performances du groupe étudié (qui est souvent retenue comme une limite de l’étude de groupes) constitue une opportunité d’étudier les déterminants des déficits d’origine neurologique, i.e., les déterminants lésionnels. L’ensemble de ces arguments sera discuté par Xavier Seron, Olivier Godefroy et Catherine Belin, qui rappellent que la méthodologie choisie dépend de la question de recherche, mais aussi que ces deux méthodes sont nécessaires à la recherche et pourraient s’avérer complémentaires en neuropsychologie tant nous avons besoin de connaître les singularités et les tendances générales des troubles.The respective interest of case studies and group studiesAfter a brief overview of the evolution of the methodology used in experimental neuropsychology during these last fifty years, Catherine Belin introduces Xavier Seron and Olivier Godefroy who will discuss the interest of case studies and group studies. If Xavier Seron relies on many examples to show that all neuropsychological research topics started with the study of unique cases, this methodology seems to progressively lose the early infatuations it aroused. Xavier Seron evokes the main reasons for the scarcity of case studies, and reminds us however that the description of a case remains an important method to develop a theoretical model in which different cases, different cognitive architectures, can be described. Olivier Godefroy agreed that case studies are the basis of neuropsychology research. Nevertheless, he presents two main arguments in favour of group studies. On the one hand, the study of groups allows the generalization of the results. On the other hand, the methodology of the group allows the study of the heterogeneity, and thus, is an opportunity to study the determinants of the deficits. All these arguments will be discussed by Xavier Seron, Olivier Godefroy and Catherine Belin, who will point out that the chosen methodology depends on the research question, but also that both methods are necessary for research and could be complementary in neuropsychology. Indeed, we need to know both the singularities and the general tendencies of the troubles.Cairn free access |
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