L’intérêt respectif des études de cas et des études de groupes

RésuméAprès un bref historique de l’évolution de la méthodologie utilisée en neuropsychologie expérimentale au cours des cinquante dernières années, Catherine Belin laisse la parole à Xavier Seron et Olivier Godefroy qui débattent de l’intérêt des études de cas et des études de groupes. Si Xavier Se...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Gilsoul, Jessica, Ouvrard, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméAprès un bref historique de l’évolution de la méthodologie utilisée en neuropsychologie expérimentale au cours des cinquante dernières années, Catherine Belin laisse la parole à Xavier Seron et Olivier Godefroy qui débattent de l’intérêt des études de cas et des études de groupes. Si Xavier Seron illustre abondamment le fait que toutes les thématiques de recherche en neuropsychologie ont débuté par l’étude de cas uniques, aujourd’hui, cette méthodologie semble peu à peu perdre l’engouement qu’elle suscitait autrefois. Xavier Seron évoque les principales raisons de cette raréfaction, et rappelle toutefois que la description d’un cas reste la méthode par excellence pour développer un modèle théorique au sein duquel différentes architectures cognitives peuvent être décrites. Olivier Godefroy souligne l’importance de l’étude de cas uniques à l’origine de la recherche en neuropsychologie. Néanmoins, il présente deux arguments principaux en faveur des études de groupes : (1) cette méthodologie est indispensable à la généralisation des résultats ; (2) l’hétérogénéité des performances du groupe étudié (qui est souvent retenue comme une limite de l’étude de groupes) constitue une opportunité d’étudier les déterminants des déficits d’origine neurologique, i.e., les déterminants lésionnels. L’ensemble de ces arguments sera discuté par Xavier Seron, Olivier Godefroy et Catherine Belin, qui rappellent que la méthodologie choisie dépend de la question de recherche, mais aussi que ces deux méthodes sont nécessaires à la recherche et pourraient s’avérer complémentaires en neuropsychologie tant nous avons besoin de connaître les singularités et les tendances générales des troubles.