Démarche palliative dans les réanimations néonatales franciliennes : ce qui devrait changer
Une enquête menée auprès des réanimations néonatales franciliennes en janvier 2016 a montré que les équipes médicales et soignantes s’étaient bien approprié les pratiques imposées par l’évolution législative du début des années 2000. Une autre préoccupation était de savoir quelles modifications étai...
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| Auteurs principaux: | , , , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2018
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Une enquête menée auprès des réanimations néonatales franciliennes en janvier 2016 a montré que les équipes médicales et soignantes s’étaient bien approprié les pratiques imposées par l’évolution législative du début des
années 2000. Une autre préoccupation était de savoir quelles
modifications étaient attendues par les professionnels dans
deux domaines : la tenue des réunions collégiales (RC) et
l’implication des parents dans la prise de décision.
Matériel et méthodes : L’enquête a été réalisée auprès de
l’ensemble des professionnels impliqués autour du
nouveau-né hospitalisé, dans tous les services de réanimation néonatale de la région parisienne, sur la période du 1er
au 31 janvier 2016. Elle a été menée à partir d’un questionnaire de type fermé, élaboré par un groupe pluriprofessionnel après revue de la littérature. Il était divisé en trois grandes
parties. La première portait sur l’analyse des pratiques
recommandées par la loi, la deuxième, au centre de ce travail, interrogeait les professionnels sur ce qui, selon eux,
était à modifier dans le texte de loi afin de faire évoluer les
pratiques pour les améliorer. La troisième partie du questionnaire cherchait à établir des profils sociologiques et professionnels.
Résultats : Six cent soixante-dix questionnaires issus de
14 centres ont été analysés. Le taux moyen de participation
était de 55 % pour les médecins (personnel médical [PM]) et
de 39 % pour le personnel non médical (PNM). RC : la
demande de RC pouvait venir d’autres professionnels que
le seul médecin référent (90 % des PM et 94 % des PNM),
mais aussi des parents (respectivement 67 et 61 %). La
demande devait surtout être adressée au médecin référent
(84 et 82 %). Participation active des parents à la décision : 25 % des PM et 19 % des PNM estimaient que les
parents ne devaient jamais participer activement à la décision. La crainte d’une culpabilisation des parents était l’argument majoritaire. Les autres réponses se répartissaient
entre « parfois » et « systématiquement ». Des différences
sensibles existaient entre les catégories professionnelles.
Conclusion : Notre étude illustre l’évolution de la pensée
médicosoignante dans les services franciliens de réanimation
néonatale. Après avoir compris les impératifs de la réflexion
sur la démarche palliative et le respect à apporter à ses obligations formelles, les personnels médicaux et non médicaux
imaginent une évolution possible de ces procédures, accordant une place nouvelle aux différents acteurs, à commencer
par les parents de l’enfant. |
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