pH au cordon et encéphalopathie
L’encéphalopathie néonatale (EN) est la manifestation clinique d’un dysfonctionnement du cerveau du nouveau-né, quelle que soit son étiologie. L’évolution peut se faire ou non vers une paralysie cérébrale. L’incidence des EN est estimée à 3 pour 1 000 naissances, dont la moitié serait en lien avec u...
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| Autors principals: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’encéphalopathie néonatale (EN) est la manifestation clinique d’un dysfonctionnement du cerveau du
nouveau-né, quelle que soit son étiologie. L’évolution peut
se faire ou non vers une paralysie cérébrale. L’incidence des
EN est estimée à 3 pour 1 000 naissances, dont la moitié serait
en lien avec une anoxo-ischémie du péripartum. La promotion
des critères essentiels qui ont prévalu depuis 1999 (American
College of Obstetricians and Gynaecologists, ACOG) pour
attribuer une origine anoxique à la survenue d’une EN a progressivement laissé penser que celle-ci pouvait être éliminée
si le pH à l’artère ombilicale (pHa) était supérieur à 7 ou le
déficit de base (DB) inférieur à 12 mmol/l. Sur 16 589 naissances consécutives au CHU de Clermont-Ferrand (période de
janvier 2010 à juillet 2014), 84 nouveau-nés avaient un pHa
inférieur à 7 (tous avec un DB > 12 mmol/l), mais seuls 26
(30 %) ont présenté une EN et seuls 12 (14 %) réunissaient les
critères de l’ACOG pour suspecter une origine anoxique. En
cas de pHa inférieur à 7, un score d’Apgar bas (< 4 à 5 minutes) était associé à la survenue d’une EN dans 95 % des cas
contre 4 % lorsque l’Apgar à cinq minutes était supérieur ou
égal à 7. Ainsi, un pHa inférieur à 7 n’est pas synonyme d’une
encéphalopathie anoxo-ischémique. Sur les 80 cas d’EN
observés sur la même période, 67,5 % présentaient un pHa
supérieur ou égal à 7. Ainsi, les seules données gazométriques
au cordon ne peuvent pas se substituer à l’ensemble de l’évaluation clinique (Apgar, neurologique) et paraclinique (électroencéphalogramme, IRM), puisqu’elles ne permettent pas le
repérage de près de deux tiers des encéphalopathies, tandis
qu’elles alertent sur l’ensemble des enfants avec acidose, dont
deux tiers ne présenteront pas d’encéphalopathie. |
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