La réanimation systématique des 23 – 25 SA ? Contre la réanimation systématique des 23 – 25 SA

Malgré les nombreux progrès de la médecine périnatale ces dernières décennies, la prématurité extrême reste associée à un questionnement éthique, légal et sociétal. Les recommandations émises par les sociétés savantes offrent un cadre structurant pour la nature des soins à proposer en fonction de sc...

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書誌詳細
主要な著者: Cambonie, G., Thaller, P., Lapeyre, C., Crozier, J., Mesnage, R., Pidoux, O.
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2017
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Malgré les nombreux progrès de la médecine périnatale ces dernières décennies, la prématurité extrême reste associée à un questionnement éthique, légal et sociétal. Les recommandations émises par les sociétés savantes offrent un cadre structurant pour la nature des soins à proposer en fonction de scénarios préétablis. Toutes ces recommandations distinguent un seuil d’application d’une prise en charge palliative, un seuil de mise en œuvre de soins intensifs et une zone d’incertitude dans laquelle sont reconnues les deux approches. En France, cette zone d’incertitude correspondant aux naissances entre 240/7 et 256/7 SA. La confrontation des résultats d’EPIPAGE 2 aux données de mortalité et morbidité périnatales observées dans d’autres registres nationaux peut inciter à réévaluer les seuils de prise en charge adoptés dans notre pays, mais plusieurs arguments militent contre l’application systématique de soins curatifs entre 230/7 et 256/7 SA. Le processus décisionnel aux limites de la viabilité reste complexe et nécessite un partage authentique entre une équipe périnatale et une famille, permettant de personnaliser les objectifs de soins en fonction des caractéristiques de l’enfant et de l’opinion de ses parents. Une décision conjointe, intégrant le meilleur intérêt de l’enfant aux valeurs et désirs de ses représentants légaux, paraît plus humaine et plus acceptable.