Fission et prison
Traditionnellement mobilisés en métaphysique, les cas de fission – qui mettent en scène la duplication d’états mentaux d’un individu afin qu’ils soient instanciés par d’autres individus – suscitent l’intuition suivante : une action accomplie avant une fission devrait être imputée aux individus qui e...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Traditionnellement mobilisés en métaphysique, les cas de fission – qui mettent en scène la duplication d’états mentaux d’un individu afin qu’ils soient instanciés par d’autres individus – suscitent l’intuition suivante : une action accomplie avant une fission devrait être imputée aux individus qui en résultent dès lors que ces derniers héritent de la structure mentale de l’individu d’origine. Cette intuition entre toutefois en tension avec une autre, apparemment tout aussi forte, selon laquelle l’attribuabilité d’une action à une personne requiert qu’elle soit numériquement identique à celle ayant accompli cette action. Dans cet article, nous articulons d’abord ces deux intuitions puis montrons qu’aucune des principales théories de l’identité personnelle diachronique ne parvient à les rendre compatibles. Enfin, nous défendons l’abandon de l’exigence d’identité stricte portée par la seconde intuition, au profit d’un critère fondé sur la continuité psychologique. Cette approche, soutenons-nous, reflète plus fidèlement nos intuitions morales fondamentales en matière de justice. |
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