La philosophie à marée basse. Un hommage à Jacques Bouveresse

À une métaphysique fermée prétendant découvrir ou identifier des essences fixes et chercher une formule de la nature qui n’aurait pas d’histoire, Goodman oppose une métaphysique ouverte. Les gens font les mondes dans lesquels ils interagissent et habitent et ils les font en utilisant des outils...

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Auteur principal: Rivenc, François
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À une métaphysique fermée prétendant découvrir ou identifier des essences fixes et chercher une formule de la nature qui n’aurait pas d’histoire, Goodman oppose une métaphysique ouverte. Les gens font les mondes dans lesquels ils interagissent et habitent et ils les font en utilisant des outils représentationnels. Si l’abandon du point de vue du spectateur suppose que nous œuvrons, en tant que locuteurs et producteurs d’outils symboliques, à la forme du monde que nous habitons, et si l’amélioration de ces outils est à notre portée, il s’agit d’imaginer des améliorations qui conduisent à des transformations efficaces, à la fois cognitivement et politiquement. Cet article entraîne la théorie goodmanienne du worldmaking du côté de l’ingénierie conceptuelle. En dernière analyse, il entreprend de montrer ce que l’ingénierie conceptuelle aurait à gagner à redéployer la théorie goodmanienne de la projectibilité (degrés de projectibilité, implantation, projectibilité héritée).