Les directives anticipées pour la fin de vie : actes de langage et ascription

En quoi les directives anticipées sont-elles normatives ? En quoi ces écrits censés exprimer la volonté d’une personne à t1, devraient-ils être respectés par les soignants à t2 ? Pour répondre, nous analysons les directives anticipées pour la fin de vie comme un acte de langage. Nous proposons d’y...

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Auteur principal: Etchegaray, Claire
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:En quoi les directives anticipées sont-elles normatives ? En quoi ces écrits censés exprimer la volonté d’une personne à t1, devraient-ils être respectés par les soignants à t2 ? Pour répondre, nous analysons les directives anticipées pour la fin de vie comme un acte de langage. Nous proposons d’y voir une ascription, au sens où H. L. A Hart a forgé le concept d’ascription de responsabilité et de droits. Il se pourrait qu’une telle analyse aide à sortir de l’ornière du dilemme entre paternalisme et autonomisme, et à contourner les questions métaphysiques sur l’identité personnelle. À la lumière des thèses de Hart et de ses principales critiques, nous considérons l’ascription d’un droit du patient, l’ascription de sa volonté et l’ascription des responsabilités pour l’acte effectué par les soignants d’après les directives.