Lex iniusta non est lex. Les enjeux d’un malentendu
Le droit naturel soutient l’hypothèse d’une connexion nécessaire entre le droit et la morale. Pour les positivistes, cette thèse impliquerait l’invalidité de toute loi injuste. Lex iniusta non est lex . Cette maxime a malheureusement été la source de nombreux malentendus. À travers cette formule, l...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2021
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le droit naturel soutient l’hypothèse d’une connexion nécessaire entre le droit et la morale. Pour les positivistes, cette thèse impliquerait l’invalidité de toute loi injuste. Lex iniusta non est lex . Cette maxime a malheureusement été la source de nombreux malentendus. À travers cette formule, le positivisme attribue au droit naturel une thèse que personne ne défend réellement. Notre objectif est de comprendre la genèse de ce malentendu et d’exposer la manière dont les théories contemporaines du droit naturel tentent de démêler les confusions véhiculées par cette maxime. Le droit naturel ne conteste pas nécessairement la validité des lois injustes mais il permet, à partir de la signification « focale » des concepts juridiques, de comprendre en quoi ces lois sont à la fois juridiquement et moralement défectueuses. |
|---|