Lachelier (1832-1918)

On mesure la place éminente tenue par Lachelier dans la philosophie française de la seconde partie du xixe siècle en raison d’une œuvre dense et courte, mais aussi d’une personnalité et d’une présence continue sur la scène philosophique en particulier à la Société française de philosophie. De nombr...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Vieillard-Baron, Jean-Louis
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:On mesure la place éminente tenue par Lachelier dans la philosophie française de la seconde partie du xixe siècle en raison d’une œuvre dense et courte, mais aussi d’une personnalité et d’une présence continue sur la scène philosophique en particulier à la Société française de philosophie. De nombreux témoignages sont présentés. Il privilégiait l’acte de philosopher, la réflexion, plus que le résultat. La pensée de Lachelier est un spiritualisme critique et réaliste, assez paradoxal. C’est la conscience intellectuelle qui nous introduit dans la métaphysique, et qui fonde toutes les sciences. Lachelier est kantien en ce qu’il accepte la révolution copernicienne. Mais il a une vision platonicienne du monde, distinguant le supérieur et l’inférieur, en des niveaux différents de la réalité spirituelle. La perception du monde extérieur suppose l’étendue, qui n’est pas une simple donnée sensible, en raison du caractère invisible de la dimension de profondeur ; ceci démontre l’impossibilité du matérialisme. Une philosophie morale s’appuie sur la relation à autrui et à Dieu, unissant le pôle de la solidarité et celui de la transcendance.