Le constructivisme est-il une métaéthique ?
La distinction entre éthique normative et métaéthique n’implique pas nécessairement une indépendance complète entre ces deux plans théoriques, mais à tout le moins une séparation stricte entre les types de réponses recherchés. Le constructivisme moral semble toutefois échapper à cette règle. S’il...
Enregistré dans:
| Auteurs principaux: | , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2016
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La distinction entre éthique normative et métaéthique n’implique pas nécessairement une indépendance complète entre ces deux plans théoriques, mais à tout le moins une séparation stricte entre les types de réponses recherchés. Le constructivisme moral semble toutefois échapper à cette règle. S’il s’agit, à première vue, d’une théorie normative, il est également présenté dans la littérature métaéthique comme une troisième voie face à l’alternative réductrice entre un réalisme moral qui doit postuler l’existence de propriétés métaphysiques difficilement conciliables avec le monde naturel et un antiréalisme qui rend bien compte de la force motivationnelle du jugement moral, mais au prix de son objectivité. Il existe toutefois un scepticisme largement partagé – et en partie justifié – quant à cette prétention métaéthique du constructivisme. Il n’est en effet pas toujours très aisé de voir de quelle façon le constructivisme – et quel constructivisme – répond aux questions les plus fondamentales de la métaéthique, qu’il s’agisse de questions d’ordre ontologique, sémantique, épistémologique ou encore psychologique. Ce texte offre quelques pistes afin de voir comment le constructivisme moral peut répondre à ces problèmes de métaéthique, et d’une façon telle qu’elle lui permettrait de se distinguer clairement à la fois du réalisme et de l’expressivisme.
|
|---|