Faut-il redécouvrir les nations ?

Dans les États européens, on a vu s'affaiblir le sentiment de l'appartenance nationale ; cette transformation a été généralement jugée avec sympathie, car elle semblait signifier que, chez les nouvelles générations, la mentalité qu'on appelait nationaliste et qui avait accompagné le...

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Auteur principal: Cesa, Claudio
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2014
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans les États européens, on a vu s'affaiblir le sentiment de l'appartenance nationale ; cette transformation a été généralement jugée avec sympathie, car elle semblait signifier que, chez les nouvelles générations, la mentalité qu'on appelait nationaliste et qui avait accompagné les hécatombes de la première moitié du XXe siècle avait disparu. Nous sommes pourtant obligés de reconnaître aujourd'hui que l'effacement du mythe de la nation a creusé un abîme dans lequel se sont également effondrées des appartenances qui avaient autrefois rivalisé avec la nation (les églises, les partis). Résultat : un déracinement qui a aussi des motivations économiques, mais qui ne pourrait être corrigé avec une simple relance de la production. Nous avons oublié que la nation n'était pas seulement une dimension politique ; elle était avant tout un tissu culturel dont la langue, à partir de l'alphabétisation générale, a été le ciment principal. Ne serait-il pas nécessaire de reconsidérer la politique de l'éducation ?