Le moi cartésien comme troisième livre. Note sur Montaigne et la première partie du Discours de la méthode

RésuméCet article tente de montrer que la première partie du Discours de la méthode1 est le lieu d’expériences proprement montaniennes ordonnées sous deux types de pratique : la pratique des livres d’une part, la pratique des voyages d’autre part, autrement dit dans la lecture des auteurs et la fré...

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Auteur principal: Arbib, Dan
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméCet article tente de montrer que la première partie du Discours de la méthode1 est le lieu d’expériences proprement montaniennes ordonnées sous deux types de pratique : la pratique des livres d’une part, la pratique des voyages d’autre part, autrement dit dans la lecture des auteurs et la fréquentation du monde. Rejouant ainsi un cliché de la littérature médiévale – la dichotomie entre le liber scripturae et le liber naturae, monde du livre et livre du monde –, Montaigne se trouve dépassé par Descartes, pour qui la quête de la vérité ne peut finalement se passer de l’étude en soi-même. L’excès cartésien, qui consiste à récuser le liber naturae autant que le liber scripturae, non sans les avoir préalablement pratiqués, va alors de pair avec la promotion d’une subjectivité de type transcendantal opposée à la subjectivité montanienne.