Raison et enthousiasme dans l'Enthusiasmus Triumphatus de Henry More
Selon une interprétation classique, l’Enthusiasmus Triumphatus de Henry More (1656) propose une médicalisation de l’enthousiasme et une vision réductrice de ce phénomène (le faux enthousiasme) qui entre apparemment en contradiction avec le platonisme de son auteur. Le présent article remet en cau...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Selon une interprétation classique, l’Enthusiasmus Triumphatus de Henry
More (1656) propose une médicalisation de l’enthousiasme et une vision réductrice de
ce phénomène (le faux enthousiasme) qui entre apparemment en contradiction avec le
platonisme de son auteur. Le présent article remet en cause cette tension apparente.
Certes More fait, dans un premier temps au moins, de l’occultation de la raison par des
causes naturelles la cause du faux enthousiasme. Mais c’est ultimement dans la volonté
mauvaise des âmes libres qu’il identifie son origine. Il évite ainsi d’être confronté aux
implications gênantes d’une explication de l’enthousiasme par les seules causes naturelles tout en affirmant sa croyance (conforme à sa position de chrétien platoniste) dans
le libre arbitre humain et dans la divine providence. À l’opposé de ce faux enthousiasme,
le véritable enthousiasme relève d’une appréhension directe de la raison la plus pure,
communicable aux êtres humains : il s’agit de l’intellect au sens platonicien (Noûs), que
More identifie au Christ, le « Logos éternel ». |
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