Consule ueritatem : Cicéron, Varron et un chapitre de l'histoire de la vérité à Rome
Dans cet article, je me concentrerai sur le concept de ueritas en lien avec la grammaire et la rhétorique à la fin de la République romaine, au moment où elles devenaient des disciplines indépendantes. D’un point de vue intralinguistique et « autonome », la ueritas peut être conçue comme un systèm...
Wedi'i Gadw mewn:
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2008
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Dans cet article, je me concentrerai sur le concept de ueritas en lien avec
la grammaire et la rhétorique à la fin de la République romaine, au moment où elles
devenaient des disciplines indépendantes. D’un point de vue intralinguistique et « autonome », la ueritas peut être conçue comme un système conventionnel de procédures de
vérification établissant une correspondance entre chaque unité et les règles analogiques.
Tel est l’arrière-plan sur lequel se découpent tant l’excursus grammatical de l’Orator de
Cicéron que le De lingua Latina de Varron. Mais un autre point de vue, extralinguistique
et hétéronome celui-là, figure également dans l’œuvre de ces deux auteurs. Cicéron
élabore une théorie philosophique et rhétorique du uerisimile, afin de prétendre à la même
force persuasive que celle que détiennent les choses elles-mêmes, autrement dit la réalité
de l’évidence. Varron estime que la reconstruction d’un système totalisant, tel que celui
du langage, gouverné par l’analogie, conduit à l’acquisition d’une vérité universelle qui
peut être découverte par le biais de l’analyse morpho-étymologique des mots latins. |
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