Cicéron et la parole stoïcienne : polémique autour de la dialectique
Sous la République, la parole stoïcienne fit l’objet, de la part de Cicéron, d’analyses aussi nombreuses et précises que polémiques. La coexistence d’un style syllogistique et d’un autre plus ample au sein d’un même discours conduisit l’Arpinate à discréditer la rhétorique des Stoïciens au point...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Sous la République, la parole stoïcienne fit l’objet, de la part de Cicéron,
d’analyses aussi nombreuses et précises que polémiques. La coexistence d’un style
syllogistique et d’un autre plus ample au sein d’un même discours conduisit l’Arpinate
à discréditer la rhétorique des Stoïciens au point de ne plus reconnaître à ces philosophes
qu’un seul mode d’expression – le mode dialectique, dont il conteste la validité tant sous
l’angle de la pratique philosophique, jugée inefficace, que du point de vue de l’éloquence,
celle-ci étant foncièrement inappropriée à tous les auditeurs. Dans le De Oratore, Crassus
analyse le mode d’expression philosophique des Stoïciens sous un angle oratoire, alors
qu’il étudie l’éloquence philosophique des Académiciens et des Péripatéticiens sans
chercher à examiner si elle conviendrait à un orateur. Dans le Brutus, le personnage
éponyme insiste quant à lui sur le caractère prétendument unitaire d’une éloquence
stoïcienne censée être identique à Rome et à Athènes, au cours d’entretiens philosophiques ou de discours oratoires. La description du style de Diogène de Babylonie par
Antoine confirme pour finir la réduction du style des Stoïciens à la dialectique ainsi
que son incapacité à charmer, émouvoir ou même enseigner, sa sécheresse, son obscurité
(due à un constant décalage entre le fond et la forme du discours), son inutilité dans le
cadre de l’invention et de la topique, et surtout sa propension à l’autodestruction. Pour
autant, la dialectique du Portique était bien dotée d’une fonction heuristique, et non
uniquement défensive ou agonistique. |
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