Langue morte et langue vivante

La langue morte est celle qui est complète. Dans la mesure où elle est complète, elle ne peut plus évoluer, et tout ce qui lui est extérieur dans l’horizon linguistique est le fruit d’une dérivation illogique (ce qui suppose que la dérivation est, du point de vue éthique, une chute originelle – e...

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Auteur principal: Philonenko, Alexis
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2007
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id cairn-RMM_072_0157
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spelling cairn-RMM_072_0157RMMRevue de métaphysique et de morale https://shs.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2007-2-page-157?lang=fr https://doi.org/10.3917/rmm.072.0157 Langue morte et langue vivante Philonenko, Alexis2007 fre Revue de métaphysique et de morale | 54 | 2 | 2007-06-01 | p. 157-178 | 0035-1571 RMM_07230 La langue morte est celle qui est complète. Dans la mesure où elle est complète, elle ne peut plus évoluer, et tout ce qui lui est extérieur dans l’horizon linguistique est le fruit d’une dérivation illogique (ce qui suppose que la dérivation est, du point de vue éthique, une chute originelle – et que, illogique, elle s’oppose au Logos). Il est bien évident que l’idée d’une langue morte est une Idée de la raison, plus proche du mythe que du concept de symbole. La langue vivante est imparfaite, c’est-à-dire mal adaptée au réel – ce qui se marque par un abandon des flexions (flamand, hollandais) –, mais ouverte à la vie conquérante. Il s’agit donc d’un outil rugueux, mais efficace, qui nie les différences. Dans cette détermination, la langue est vivante en tant que moyen de communication par simplification des détails, si bien que le parler tend vers une fondation anthropologique du système linguistique. Cette dualité est-elle une antinomie au sens strict, ou une opposition psychologique ? Et comment, en conséquence, organiser le système linguistique général ? Les langues mortes pour les langues vivantes et inversement...The dead language is that which is complete. Insofar as it is complete, it cannot move any more, and all that is external for him in the linguistic horizon is the fruit of an illogical derivation (what supposes that derivation is, from the ethical point of view, an original fall – and that, illogical, it is opposed to the Logos). It is quite obvious that the idea of a dead language is an Idea of the reason, and nearer to the myth than to the concept of symbol. The modern language is imperfect, i.e. is badly adapted to reality – what is marked by an abandonment of inflections (Flemish, Dutch) –, but open to the conquering life. It is thus a tool, rough but effective, which denies the differences. In this determination, the language is alive as a mean of communication by simplification of the details, so that the speech tends towards an anthropological foundation of the linguistic system. Is this duality a discrepancy in a strict sense, or a psychological opposition ? And how, consequently, to organize the general linguistic system ? Dead languages for modern languages and conversely...Cairn free access
language Français
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