Langue morte et langue vivante
La langue morte est celle qui est complète. Dans la mesure où elle est complète, elle ne peut plus évoluer, et tout ce qui lui est extérieur dans l’horizon linguistique est le fruit d’une dérivation illogique (ce qui suppose que la dérivation est, du point de vue éthique, une chute originelle – e...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2007
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La langue morte est celle qui est complète. Dans la mesure où elle est
complète, elle ne peut plus évoluer, et tout ce qui lui est extérieur dans l’horizon
linguistique est le fruit d’une dérivation illogique (ce qui suppose que la dérivation est,
du point de vue éthique, une chute originelle – et que, illogique, elle s’oppose au Logos).
Il est bien évident que l’idée d’une langue morte est une Idée de la raison, plus proche
du mythe que du concept de symbole. La langue vivante est imparfaite, c’est-à-dire mal
adaptée au réel – ce qui se marque par un abandon des flexions (flamand, hollandais) –,
mais ouverte à la vie conquérante. Il s’agit donc d’un outil rugueux, mais efficace, qui
nie les différences. Dans cette détermination, la langue est vivante en tant que moyen
de communication par simplification des détails, si bien que le parler tend vers une
fondation anthropologique du système linguistique. Cette dualité est-elle une antinomie
au sens strict, ou une opposition psychologique ? Et comment, en conséquence, organiser
le système linguistique général ? Les langues mortes pour les langues vivantes et inversement... |
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