Ni « pure » ni « appliquée » : les usages de la géométrie chez Wittgenstein et Poincaré
Wittgenstein n’a eu de cesse de critiquer la distinction entre géométrie pure et géométrie appliquée. Cette distinction a été notoirement défendue par les positivistes logiques qui, dans le cadre d’une théorie renouvelée de l’a priori, entendaient marquer une séparation nette entre les mathématiq...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Wittgenstein n’a eu de cesse de critiquer la distinction entre géométrie pure
et géométrie appliquée. Cette distinction a été notoirement défendue par les positivistes
logiques qui, dans le cadre d’une théorie renouvelée de l’a priori, entendaient marquer
une séparation nette entre les mathématiques (systèmes formels non interprétés) et la
physique (systèmes interprétés, dotés d’une signification factuelle ou empirique). Les
raisons de ce partage perdent leur évidence si l’on envisage la géométrie en action,
comme une pratique où les règles ne peuvent pas être considérées indépendamment des
« coups » qu’elles règlent effectivement. Cette conception « syntaxique » de la géométrie
éclaire la signification réelle du « conventionnalisme géométrique » attribué à Poincaré;
elle fait comprendre du même coup les distorsions introduites par les interprétations qui
se sont appuyées de façon implicite ou explicite sur la distinction entre le pur et l’appliqué. |
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