La liberté et l'ordre public : Diderot et la bonté des lois
Pour Diderot, il est illusoire de croire que l’on peut rationaliser le droit pénal, comme Beccaria le suggère, et proportionner les peines aux délits selon une échelle nécessaire. L’arbitraire du juge est pour Diderot moins un obstacle pour la justice qu’une condition de possibilité. Cette critiq...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pour Diderot, il est illusoire de croire que l’on peut rationaliser le droit
pénal, comme Beccaria le suggère, et proportionner les peines aux délits selon une
échelle nécessaire. L’arbitraire du juge est pour Diderot moins un obstacle pour la
justice qu’une condition de possibilité. Cette critique adressée au juriste italien semble
pourtant ne pas s’accorder avec le rôle qu’il attribue au législateur : élaborer un code
de lois pleinement rationnel, qui fasse abstraction de la diversité des coutumes et des
opinions. La contradiction n’est qu’apparente : les deux propositions s’accordent, plus
encore s’éclairent mutuellement. Elles se rejoignent dans une commune dénonciation du
despotisme qui se cache derrière toute dévalorisation de la délibération. |
|---|