La conception stoïcienne de la matière
La physique stoïcienne est plus un corporalisme qu’un matérialisme. Est corps tout ce qui est capable d’action ou de passion. En face du mixte actif qu’est le pneuma, ce que l’on appelle matière a pour caractères l’absence de forme et de qualité, l’immobilité et l’inertie ; cette matière fonction...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La physique stoïcienne est plus un corporalisme qu’un matérialisme. Est
corps tout ce qui est capable d’action ou de passion. En face du mixte actif qu’est le
pneuma, ce que l’on appelle matière a pour caractères l’absence de forme et de qualité,
l’immobilité et l’inertie ; cette matière fonctionne cependant comme support de qualités,
d’où son assimilation fréquente à la fonction hypokeimenon qui est un des aspects de
la première « catégorie » stoïcienne. Ce couple agent/patient se retrouve à différentes
étapes de la physique stoïcienne, notamment dans le diakosmèsis, et dans son redoublement réflexif : les deux principes de la physique. L’analyse des deux principes met
en évidence le dédoublement de la notion de corps : le corps comme capacité d’agir ou
de pâtir et le corps comme solide. |
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