Descovrir la fin : les fausses apocalypses dans La Mort du roi Arthur

La Mort Artu est parfois perçue comme une œuvre d’inspiration apocalyptique par la critique arthurienne, bien que l’imaginaire apocalyptique (au sens strict) y tienne une part relativement réduite. Il est toutefois possible de mener une étude sur l’imaginaire apocalyptique de la Mort Artu en consi...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Bergot, Louis-Patrick
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La Mort Artu est parfois perçue comme une œuvre d’inspiration apocalyptique par la critique arthurienne, bien que l’imaginaire apocalyptique (au sens strict) y tienne une part relativement réduite. Il est toutefois possible de mener une étude sur l’imaginaire apocalyptique de la Mort Artu en considérant le terme « apocalypse » dans un sens élargi. D’une part, la Mort Artu est un roman de la fin, qui insiste sur l’effet de clôture au sein du cycle arthurien : il s’apparente par conséquent à une apocalypse dans un sens eschatologique. D’autre part, si l’on repart du sens étymologique du terme « apocalypse », on peut lire la Mort Artu comme la révélation d’une vérité – la relation entre Lancelot et Guenièvre – qui ne serait pas transcendante, mais immanente : cette révélation, toute profane qu’elle soit, entraîne la chute du royaume arthurien, rejoignant ainsi l’interprétation catastrophiste du terme « apocalypse ».