Moires et émois. L’étoffe des émotions à la fin du Moyen Âge, chez Jean Renart, Christine de Pizan et Antoine de la Sale
Alors que le paraître acquiert de plus en plus d’importance à la fin de l’ère médiévale, nous examinons l’évolution de l’écriture de l’intime, corrélative d’un glissement du statut du motif vestimentaire : habituellement relégué au rang descriptif et considéré comme secondaire par rapport au récit,...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2021
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Alors que le paraître acquiert de plus en plus d’importance à la fin de l’ère médiévale, nous examinons l’évolution de l’écriture de l’intime, corrélative d’un glissement du statut du motif vestimentaire : habituellement relégué au rang descriptif et considéré comme secondaire par rapport au récit, l’habit s’y trouve désormais privilégié. Cela nous invite à comprendre comment se dit l’affectivité dans une littérature qui préfigure ou entérine la fin des idéaux courtois. Traversant la frontière entre émotions trahies par le corps et émotions traduites par le vêtement, nous montrons que le vêtement fonctionne comme un langage émotionnel codifié qui permet d’afficher des émotions choisies pour mieux s’intégrer au sein des communautés émotionnelles curiales et participer au jeu de l’amour (encore faut-il ne rien laisser au hasard et déjouer les mauvais tours de l’atour, qui bien souvent parle trop). Tout se passe comme si les personnages préféraient vêtir l’amour plutôt que de le dire… Mais ce langage du vêtement peut aussi souligner la fracture entre l’être et le paraître et paraît propice à tous les détournements : le vêtement dit alors moins la puissance du sentiment amoureux que son dévoiement. Il contribue à façonner un type de personnage d’une nouvelle étoffe, confronté à des logiques de cour inédites, à la maîtrise de son image et doté d’une véritable épaisseur psychologique, que nous sommes invités à lire sous toutes les coutures. |
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