Les Mondes britanniques, une communauté de destins ?, éd. Jean-François Dunyach, Alban Gautier, Rennes, P.U. Rennes, 2018 ; 1 vol., 240 p. (Histoire). ISBN : 978-2-7535-7485-4. Prix : € 25,00
Connu à partir du xiiie siècle dans la pratique fiscale temporelle, particulièrement en Angleterre et en France, l’usage de la nécessité dans les discours de justification de décisions exceptionnelles est précisément inauguré par Henri III Plantagenêt. Or, la levée fiscale décidée par celui-ci en 1...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Connu à partir du xiiie siècle dans la pratique fiscale temporelle, particulièrement en Angleterre et en France, l’usage de la nécessité dans les discours de justification de décisions exceptionnelles est précisément inauguré par Henri III Plantagenêt. Or, la levée fiscale décidée par celui-ci en 1225 et justifiée par la nécessité est précédée d’une intervention d’Honorius III, qui recourt au même argument, et apparaît comme source d’inspiration décisive pour le pouvoir royal. De fait, l’argument de la necessitas comme justification de l’exception est ancré dans une doctrine canonique qu’illustrent le principe necessitas non habet legem, la théorie canonique de la dispense, ou encore diverses occurrences antérieures dans les discours pontificaux. Aussi la taxation de 1225 fait-elle apparaître un véritable mécanisme d’appropriation d’une doctrine canonique par la pratique temporelle, sous l’influence directe de la papauté. |
|---|