Le serrement des mains

H. DEBAX, Le serrement des mains. Éléments pour une analyse du rituel des serments féodaux en Languedoc et en Provence (XIe-XIIe siècles) Les régions méridionales du pourtour méditerranéen (Provence, Languedoc, Roussillon, Catalogne) ont connu aux XIe et XIIe siècles une société régie par des instit...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Débax, Hélène
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2007
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Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:H. DEBAX, Le serrement des mains. Éléments pour une analyse du rituel des serments féodaux en Languedoc et en Provence (XIe-XIIe siècles) Les régions méridionales du pourtour méditerranéen (Provence, Languedoc, Roussillon, Catalogne) ont connu aux XIe et XIIe siècles une société régie par des institutions féodo-vassaliques, conformes dans leurs fondements aux descriptions classiques. Le fief y est omniprésent dans d’innombrables inféodations et conventions ; l’hommage y est pratiqué couramment. Plus originale cependant est la place accordée au serment, qui a très souvent été mis par écrit – on en conserve plusieurs centaines –, et qui constitue le véritable acte fondateur du lien féodo-vassalique. Un certain nombre des serments languedociens et provençaux, rédigés dans une langue très proche de l’oralité occitane, laisse transparaître un rituel propre à l’acte sacramentel, distinct de l’hommage. Ce rite se caractérise par quatre temps forts : l’interpellation, l’énoncé des identités par la filiation maternelle, le serment sur des res sacrae, et surtout, pendant tout le début de la cérémonie, le « serrement » d’une main du vassal dans une main du seigneur, certainement les mains droites. La souplesse du serment, dont on peut moduler les clauses à l’infini, et l’existence de ce rituel spécifique ont sans doute contribué à la prépondérance du serment sur l’hommage dans les relations féodo-vassaliques méridionales.