Passeport pour l'au-delà. Essai sur la mentalité médiévale
La présence, au Moyen Âge, de dépôts funéraires dans les tombes a longtemps été considérée comme un indice du paganisme. Pourtant, dans les sépultures de prêtres, de moines et même de dignitaires ecclésiastiques, ont été parfois placés, en plus des vêtements et des insignes habituels, des objets, vo...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La présence, au Moyen Âge, de dépôts funéraires dans les tombes a longtemps été considérée comme un indice du paganisme. Pourtant, dans les sépultures de prêtres, de moines et même de dignitaires ecclésiastiques, ont été parfois placés, en plus des vêtements et des insignes habituels, des objets, voire des textes. Il s’agit d’hostie et de vin, consacrés ou non, de reliques, de croix ou d’autres objets portant la formule d’absolution, le texte du Credo ou des bulles pontificales. S’agit-il alors d’usages superstitieux ou de pratiques funéraires véritablement chrétiennes ? La réponse est claire : tous ces usages ont comme point de départ les Saintes Écritures et les canons de la foi. Ils sont tous adressés au Seigneur. Leur objet est de convaincre, directement ou indirectement, que le défunt a reçu l’absolution de ses péchés et mérite le salut. En ce sens, on est autorisé à le qualifier de « passeport pour l’au-delà ». |
|---|