Stat inter spinas lilium : le L ys de France et la couronne d'épines
Au cours de la première moitié du XIIIe siècle, une translation de reliques peu ordinaire a lieu dans le royaume de France : le transfert de la couronne d’épines. Tous les moyens ont été utilisés pour donner du relief à l’événement et pour organiser la promotion de cet objet qui devait devenir un st...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au cours de la première moitié du XIIIe siècle, une translation de reliques peu ordinaire a lieu dans le royaume de France : le transfert de la couronne d’épines. Tous les moyens ont été utilisés pour donner du relief à l’événement et pour organiser la promotion de cet objet qui devait devenir un status symbol pour la monarchie et pour Paris. Afin de célébrer dignement cette sainte acquisition deux offices liturgiques ont été composés : deux textes ad hoc, que l’on peut lire comme le manifeste théologico-politique de cette acquisition. En effet, les deux offices se font l’écho d’une propagande qui, en exaltant la couronne d’épines, veut exalter la France et sa monarchie. Il s’agit là d’un roi qui a reçu, selon l’expression de l’office liturgique, « par élection divine », la couronne du Christ : à partir de ce moment, les potentialités symboliques et eschatologiques de la relique s’amplifient et donnent leur pleine mesure, en profitant de la correspondance parfaite entre l’identité de roi de son possesseur, Louis IX, et le caractère royal de la relique. |
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