La mort des amants dans le Tristan en prose.
L’intégration de la légende de Tristan dans l’épopée arthurienne en prose, au XIIIe siècle, offre l’exemple d’un remaniement fondamental : la mort des amants, l’emblème même de la tradition tristanienne et la raison de son succès, est entièrement modifiée. Les romans n’offrent pas de raison à...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’intégration de la légende de Tristan dans l’épopée arthurienne
en prose, au XIIIe siècle, offre l’exemple d’un remaniement fondamental : la
mort des amants, l’emblème même de la tradition tristanienne et la raison de
son succès, est entièrement modifiée. Les romans n’offrent pas de raison à ce
revirement et c’est vers l’image que nous devons nous tourner, en tant que
complément naturel du texte médiéval, auquel elle est physiquement associée
dans les manuscrits. L’enluminure offre un regard rétrospectif sur le texte et
sur sa genèse : la figure biblique de David s’impose ainsi dans l’image comme
fondement d’une nouvelle représentation de la blessure de Tristan par le roi
Marc, et la dernière étreinte des amants comme résonance lointaine de la
déploration de la Vierge sur le corps du Christ. L’image au Moyen Âge n’est pas
simple ornement, il faut la reconnaître comme une autre forme de glose, elle
offre un autre point de vue sur le texte. |
|---|